Qui sont-ils ? Qu’est-ce qui les motive ? Et surtout quelles retombées les marques peuvent-elles attendre d’un influenceur ? Éléments de réponse.

Trouver un(e) méga influenceur(euse) qui ferait acheter un produit à 100 000 personnes en 10 minutes : on en rêverait. La réalité est un brin différente. Tout le monde n’est pas Chanel, Vuitton ou Gucchi pour s’offrir une sirène aux millions de likes ou une influenceuse virtuelle, comme Lil Miquela ou Noonoouri avec ses yeux de Bambi, qui viennent concurrencer leurs aînées humaines et starisées.

Dans sa nouvelle étude*, Reech brosse le portrait type de l’influenceur français, celui auquel une majorité de marques font appel, de plus en plus souvent. Les demandes de partenariat ont en effet augmenté de 63 % entre 2018 et 2017.

Créateurs de contenu ou digital commerciaux ?

Sur les 1 381 influenceurs interrogés par Reech, 82 % capitalisent 1 000 à 50 000 followers. Rien de fou. Qu’importe : une audience massive n’est pas nécessairement un critère déterminant. Ce qui compte au pays des fakes et de Yuka, c’est la crédibilité et la confiance que ces relais d’opinion inspirent à leurs abonnés. Or ce sont bien des experts dans leur domaine (le lifestyle majoritairement) et des passionnés. Leur « trip », c’est le plaisir de tester des produits attrayants, de raconter leur expérience. Ils se voient d’ailleurs plus en créateurs de contenu qu’en digital commerciaux et insistent sur leur besoin d’être en accord avec les valeurs de la marque. Le gain financier, en revanche, semble secondaire à leurs yeux : 63 % des partenariats ne sont pas rémunérés, indique l’étude, et lorsqu’ils le sont, ils rapportent moins de 5 000 € par an aux intéressés.

Instagram plus engageant que YouTube

Dès lors, que peuvent attendre les marques de cette liaison non tarifée ? Un placement de produit (demandé à 75 %) et le partage de codes promotionnels (30 %). Les influenceurs révèlent ce sponsoring à leurs communautés au travers d’un hashtag et confient que leurs abonnés n’y voient rien à redire puisqu’ils profitent d’un contenu éditorial utile et inspirant.

Iront-ils jusqu’à acheter le produit présenté ? Parfois. Surtout s’il est mis en scène sur Instagram, le réseau le plus engageant (71,7%) loin devant YouTube (8,8 %). Mais le volume des ventes générées par les réseaux sociaux reste difficile à évaluer.

Ne pas confondre vente et influence

En façonnant la perception d’un produit auprès de leur communauté, les influenceurs peuvent inciter à l’achat mais mieux vaut ne pas confondre vente et influence. Les principaux bénéfices de ces partenariats concernent l’image de marque, la visibilité et la mise en contact avec un marché de niche. D’où le succès croissant des micros voire des nano-influenceurs, pointus sur un sujet, dont l’audience est modeste (moins 1 000 followers pour les nano) mais qualifiée et attentive. Un précieux atout car, comme le souligne Philippe Amez-Dros, spécialiste des médias et chargé de cours à l’Université de Genève, il faut compter avec « une perte d’attention énorme sur le web ». Un autre défi pour les prophètes du marketing.

Le plus du collectif

Les clés de la réussite sont assez simples mais nécessitent un minimum de réflexion, de stratégie, et bien sûr de suivi. En mixant leurs savoir-faire dans l’activation consommateur et dans la maîtrise des stratégies digitales et des réseaux sociaux, Django | Possenko et Django | Les Cadets vous accompagnent dans le choix et l’approche des influenceurs les plus susceptibles de transformer les likes en business… »

 

 ©Djangocollectif

* Enquête réalisée en décembre 2018 auprès de 1 381 influenceurs français