Au moment de leur orientation, 43 % des jeunes n’ont pas de projet professionnel. Un manque qui dessert leur futur parcours. Le Credoc a enquêté pour repérer les leviers d’amélioration.

Tu veux faire quoi, toi, plus tard ? A quelques semaines des examens, l’épineuse question de l’orientation taraude les élèves de 3e et plus encore les lycéens. Elle concerne même un étudiant sur trois en fin de première année de licence, des jeunes qui se sont engouffrés dans une voie qui ne leur convenait pas.

On demande très tôt aux adolescents d’échafauder un projet professionnel qui servira de fil rouge à leur orientation. Pas simple à cet âge effervescent où les personnalités sont encore mal assurées… De fait, « seulement 57 % des jeunes avaient un tel projet au moment du choix de leur orientation », révèle une enquête du Credoc réalisée pour le Conseil national d’évaluation du système scolaire. Pour limiter les ratés et identifier les leviers d’amélioration, l’organisme a interrogé 1 158 jeunes âgés de 18 à 25 ans (1) .Verdict ?

Plus de 4 jeunes sur 10 ne savent pas quoi faire après le Bac. 48% des élèves de Terminale expliquent ne pas avoir été suffisamment accompagnés par leur lycée. Mais alors, comment font les plus déterminés ? Ils confient se fier prioritairement à leurs parents (lesquels apprécieront d’apprendre que, contrairement aux apparences, leurs conseils ne comptent pas pour du beurre). Viennent ensuite, loin derrière, le professeur principal et le conseiller d’orientation, qui ne sont perçus comme des interlocuteurs essentiels que pour 1 jeune sur 10.

Quels sont les critères qui guident leur choix ? Surprise : si les informations relatives aux débouchés et à la connaissance d’un métier les intéressent (à 48 % pour chacune), c’est la compréhension de leurs propres envies qui prime. « Quel(s) métier(s), quel secteur, correspondent-ils le mieux à mes goûts et aptitudes ? » Sur ce point, les intéressés disent leur déception. 37 % considèrent « ne pas avoir reçu d’aide du tout » sur la question.

Pour 44 % d’entre eux, le stage de 3e a permis de tester la validité de leur attirance pour un métier et beaucoup souhaiteraient pouvoir rencontrer plus aisément des professionnels. On peut y voir la volonté de s’engager d’emblée sur la bonne voie et, peut-être, une conception du travail comme source d’épanouissement. Rassurant, non ?

 

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(1) Enquête réalisée en sept-oct 2018 sur la base de 4 profils : niveau Bac (diplômés ou pas), étudiants ou diplômés de l’enseignement supérieur, étudiants ou diplômés de l’enseignement professionnel, autres (aucun diplôme obtenu lors de l’enquête)