Le secteur du voyage pour les jeunes ne connaît pas la crise. Il a su corriger son cap pour répondre à de nouvelles attentes.

Toutes les six semaines, les parents doivent résoudre le même casse-tête : organiser les vacances de leurs enfants, petits ou adolescents. Et ne parlons pas de l’interminable tunnel des grandes vacances ! Mais force est de constater que l’offre de séjours a sensiblement évolué. Le secteur du voyage pour les jeunes, poussé par de nouvelles formules, est en plein essor.

Adieu colos basiques, place aux séjours à thèmes

Près de 4 millions d’enfants partaient en colo dans les années 60. Aujourd’hui, ils sont moins de 1,2 million (1). Ces colos, version grand dortoir-rando-piscine, souffrent d’une désaffection en partie liée à quelques accidents dramatiques dus à des défaillances dans la sécurité.

Priorité donc à la qualité de l’encadrement, à l’épanouissement de l’enfant et à la pratique d’une passion. Certains prestataires ont saisi ces attentes et proposent un éventail de séjours à thèmes dont beaucoup feraient baver d’envie les parents : musique, tennis, plongée sous-marine, astronomie, robotique et multimédia, cuisine, sans oublier les très courus « stages » Harry Potter organisés par Cap Monde à Londres. Le choix est aussi large qu’alléchant, avec des séjours organisés en France comme à l’étranger.

Séjours linguistiques, même pour les petits

Une étude du réseau Veille Tourisme révèle que les jeunes voyagent plus tôt, plus loin et plus souvent que leurs ainés, les baby boomers. Elle souligne que l’âge du premier voyage à l’international ne cesse de baisser : à 5 ans, un Français né dans les années 2000 est déjà parti sept fois à l’étranger, contre deux fois pour les générations précédentes. Ainsi habitués à l’aventure hors de nos frontières, les jeunes goûtent également plus tôt qu’avant aux séjours linguistiques. Leurs parents n’attendent plus la fin des années collèges pour les envoyer peaufiner leur pratique de l’anglais, de l’espagnol ou de l’allemand. C’est une tendance nouvelle mais marquée : les moins de 12 ans représentent environ 10 % du marché des séjours linguistiques (2).

Voyageurs et citoyens du monde

En grandissant, ces graines de globe-trotteurs confirment leur goût pour des vacances hors de France. Des vacances qu’ils souhaitent actives, pourvoyeuses d’expériences et de rencontres avec d’autres jeunes ou d’autres cultures.

Dans ce contexte, de plus en plus d’ados sont attirés par les voyages responsables ou solidaires, mettant en jeu des projets sociaux, culturels ou environnementaux. C’est notamment le cas d’Héléna sensible à la cause écologique. Partie à 15 ans avec Concordia en République tchèque, puis en Allemagne deux ans plus tard avec Études et Chantiers, elle explique : « Ce que j’ai aimé, c’est de vivre avec des jeunes de tous les pays, de discuter de la situation internationale avec des Russes par exemple, c’était très enrichissant d’avoir leurs points de vue. » Sophie, elle, est partie à 25 ans en Équateur pour participer à un chantier de reforestation. « J’avais envie de vacances intelligentes, de ne pas me contenter de faire du tourisme », confie-t-elle.

Ces jeunes vacanciers d’aujourd’hui, porteurs de tendances, seront les touristes de demain. Mieux vaut ne pas sous-estimer ce potentiel. En attendant, selon les prévisions de l’Organisation mondiale du Tourisme, il y aura près de 300 millions de voyages de jeunes en 2020. Belle perspective, non ?

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La conception et la création d’un catalogue de voyage demande une expertise de ce secteur d’activité, d’autant plus lorsque sa finalité est de déclencher un acte d’achat. Éditès dispose de ce savoir-faire pour imaginer des catalogues qui valorisent les offres.

Créateur des catalogues de Cap Monde, leader français des séjours linguistiques, Éditès est également référencé au CCAS, comité d’entreprise d’EDF, pour la création de l’ensemble de ses catalogues de vacances jeunesse. 

 

(1) Chiffres publiés en juillet 2018 par le ministère de l’Education nationale
(2)
France Info. 4 avril 2017

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